Léon Benett : de la conception de l’illustration à la gravure

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Quelques mots d’une époque

L’époque d’Hetzel Verne et Benett est certainement un âge d’or de l’illustration. Il est pourtant paradoxal, dans cette très courte période (quelques décennies) où le métier d’illustrateur, les ateliers de graveurs se développent à une vitesse inouïe, que les conditions de la mort à très court terme de ces métiers soient déjà présentes.

Les germes de la mort annoncée de la gravure au XIXe, ce sont la photographie, puis le gillotage et la similigravure. Les prémices de la photographie dans les années 30 est suivie d’une succession de brevets et de découvertes : le gillotage permet de graver dans le zinc une image photographique au trait et de faire des clichés dont on pourra se servir comme de la gravure sur bois, les surfaces souples qui donneront les pellicules verront le jour à partir des années 80. C’est à cette époque que naît également la similigravure qui permet une trame par procédé photomécanique. Tous les éléments sont alors réunis pour donner à la photographie sa place dans l’industrie.

Avant de parler de la mort industrielle de la gravure, il faut parler de son magnifique élan et de son développement fulgurant. Un éditeur comme Hetzel va saisir au vol un certain nombre de bouleversements radicaux tant au niveau de la société qu’au niveau de l’industrie. Depuis 1859, l’instruction est obligatoire en France de 6 à 16 ans mais les lois Jules Ferry en 1881-1882 vont plus loin et, avec l’obligation de l’instruction, de la gratuité et de la laïcité de l’enseignement public, les écoles se développent à toute vitesse. Les classes moyennes aspirent à l’élévation de leur niveau culturel, aux sciences et aux techniques et le nombre de lecteurs croît très rapidement. La base d’un développement du livre est assurée. Ces fondements rentrent en adéquation avec le développement industriel de l’imprimé.

Quand en 1837, Hetzel se lance dans le métier d’éditeur, la toute jeune gravure sur bois debout permet d’allier le texte typographique et le bois gravé pour que soient imprimés sur le même support à la fois le texte et l’illustration, avec une qualité et une finesse qui peut rivaliser avec les techniques d’eau-forte et de lithographie, ces dernières ne pouvant toutefois être utilisées que pour les illustrations hors texte ce qui était un gros inconvénient.

La gravure de bois debout, condition d’un développement industriel de l’édition illustrée, n’aura pourtant qu’une durée de vie très limitée qui est d’ailleurs à peu près celle d’un Benett ou d’un Verne. Pierre-Jules Hetzel a connu les débuts de cette révolution mais pas la totale disparition de la gravure sur bois car, à sa mort en 1886, l’impression de documents photographiques n’est pas encore à la hauteur, même si Hetzel se sert de photographies comme outil de documentation. En fait la photographie donne toutes les nuances de gris, elle rend une idée très proche de la réalité, mais elle ne peut pas avant la fin du siècle être réellement imprimée dans des conditions de qualité suffisante et proche de sa nature première. En tout cas pas à des coûts compétitifs par rapport à la gravure sur bois qui est pendant quelques décennies le moyen le plus économique d’imprimer des documents illustrés à des dizaines de milliers d’exemplaires. De plus si l’on désire faire un tirage plus important et ne pas refaire les bois, il suffit de faire un moule qui permettra de réaliser un cliché en métal. Évidemment le tirage fait à partir du moule sera moins fin que le premier.

La gravure sur bois de bout se pratique en général sur du buis, préparé dans des conditions qui éviteront les fissures et permettront au graveur de se servir de cette planche de bois dur avec les mêmes outils que les graveurs sur métal et avec d’autres outils plus spécifiques à leur art. On ira même dans les ateliers de gravure jusqu’à utiliser des outils qui permettent de graver plusieurs lignes en même temps (le vélo) ou des petites machines pour aider à la gravure.

Le fait que le bois soit coupé en allant contre le fil du bois permet d’avoir une planche lisse, sans aspérités. En revanche comme c’est souvent le cœur du bois qui est gardé pour faire ces planches, il n’est pas évident qu’elles soient toute d’une pièce et le bois à graver peut être constitué d’un certain nombre de morceaux agencés par des plaques de fer et des vis. D’ailleurs c’est le même procédé qui sera utilisé quand il faudra faire des corrections sur le bois.

Concrètement, comment travaillait Hetzel avec ses dessinateurs et pour ce que je connais avec Benet.

 

Histoire de collaborations amicales

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Quand le peintre Timbal, ami d’Hetzel, lui présente Benett, les deux hommes sympathisent. La preuve en est qu’un an plus tard, en 1867, Hetzel est témoin au mariage de Léon Benett avec Marguerite Olivier. Si Benett dessine déjà fort bien les paysages, il connaît sa faiblesse pour la reproduction des personnages et décide de suivre des cours à l’Académie suisse où les peintres peuvent s’entraîner d’après des modèles vivants. C’est à cette époque-là qu’il commence à dessiner sur bois et Hetzel se trouve conquis par ses dessins et décide de lui donner un premier ouvrage à réaliser, les Aventures d’un jeune naturaliste au Mexique de Lucien Biart. Si Benett n’excelle pas pour ses personnages en gros plan un peu maladroits dans ce livre, ses animaux et ses paysages sont déjà très bons. Cependant, il s’améliorera beaucoup avec le temps. C’est intéressant de noter que, dans ce livre, certains de ses dessins sont signés Benet à 1 t et d’autres Benett avec 2 t.

Dans les lettres, nous pouvons lire qu’Hetzel pratiquait la division du travail et faisait travailler Benett en binôme avec Froelich, Benett réalisant les décors et des dessins aux traits que Froelich reprenait avec sa patte ou sinon Froelich préparait ses dessins et Benett rajoutait les décors. Hetzel écrit par exemple : « Vous ferez ces figures au trait indiquées en laissant autour la petite place nécessaire pour faire les raccords quand Froelich leur aura donné le cachet des autres figures ». Hetzel demandait également à Benett de dessiner les bois de Froelich qui visiblement n’était pas à l’aise pour le faire ou ne savait pas le faire.

Cette collaboration Benett-Hetzel va durer 20 ans, elle se termine avec le décès d’Hetzel qui, déjà en mauvaise santé, est sûrement accablé par la mésaventure terrible arrivée à Jules Verne une semaine plus tôt. Benett va continuer à travailler avec Louis-Jules, le fils, mais ce n’est pas la même chaleur dans les relations même s’ils sont de la même génération. Ils continueront cependant de travailler ensemble jusqu’en 1910.

Quant à Verne-Benett, leur relation approchera les trois décennies, Benet débutant sa collaboration avec Jules Verne avec le Tour du monde en 80 jours en 1873 et la terminant avec l’Invasion de la mer en 1905, année du décès de notre grand auteur. Cependant cette collaboration sera amputée entre 1873 et 1878 puisque Benet travaillera pour son administration dans les colonies et qu’il ne réalisera aucun Voyage extraordinaire pendant cette période. En voyant ce qu’Hetzel a enduré pendant les années où Benett s’est trouvé à l’étranger, on comprend tout à fait que l’éditeur n’ait pas eu du tout envie de mettre en péril ses « Voyages extraordinaires » qui devaient sortir avec régularité. Exceptionnellement, Hetzel donne un Voyage extraordinaire à réaliser à Benet alors qu’il n’est pas définitivement en France car il est vraiment dans une situation d’urgence et que de Neuville est en train de le mettre dans une situation impossible. Justement Benet est en congé maladie après son rapatriement d’urgence de Cochinchine et Hetzel va le faire travailler durement tout en se plaignant que Benet ne soit pas au meilleur de sa forme.

 

La conception de l’illustration

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Suivant les types de livres nous avons des fonctionnements un peu différents. Si sur certains ouvrages, Hetzel laisse toute latitude à Benet pour trouver les sujets des dessins et les réaliser ; voir par exemple pour le Désert d’eau, ces phrases : « Etes-vous disposé à reprendre pour la seconde fois cette besogne et à intercaler huit nouvelles compositions dans l’illustration de ce livre. Il me semble qu’il ne vous sera pas difficile d’en trouver les sujets”, il est d’autres ouvrages et notamment les Voyages extraordinaires où Benett n’a pas cette latitude et où il est serré de très près à la fois par l’auteur et par l’éditeur. Est-ce que ce fonctionnement a perduré au cours des années, nous ne le savons pas, cependant pour Mathias Sandorf en 1884, c’est encore ce fonctionnement qui prédomine.

Hetzel aimerait beaucoup s’appuyer sur un Benet capable de fournir du texte comme il fournit des illustrations. En 1878, il écrit à Benet « Quel malheur qu’à ce don de dessiner vous ne puissiez joindre celui de faire un texte, un canevas qui permette à Verne d’utiliser la plupart de ces beaux dessins. Il l’essayera sans vous mais y réussira-t-il comme si vous lui fournissiez une maquette – ayant couleur du pays. »

Benett n’est pas capable de faire un texte, mais en revanche il fait parfois des propositions. Pour les 500 millions de la Bégum, comme on le voit dans une correspondance des éditions Zlatkine, Benett pense qu’il ne faut pas faire figurer les uniformes prussiens dans l’ouvrage et Hetzel le reprend à son compte puisqu’il en parle à Verne.

Même si Benet n’est pas apte à produire des textes, il y a là une vraie synergie créatrice. Les dessins de Benet pouvant donner des idées à un auteur, et Benet devant créer des dessins pour répondre à des aspirations de l’auteur. C’est le cas pour l’Ile à hélice par exemple quand Verne écrit, en adjoignant une description tout de même : « Il me serait impossible de faire un croquis de cette Screw-Island. Tâchez donc de faire comme moi et de vous en rapporter à votre imagination : c’est encore ce qu’il y a de mieux, en donnant à notre ville une tournure de ville américaine. Voilà tout ce que je puis vous envoyer. » De même, dans ce courrier sur la Machine à vapeur, Hetzel écrit : « Vous ne recevrez la description de Verne que dans les chapitres suivants mais si d’ici là vous aviez des idées à lui donner par des dessins au trait, faites, il peut avoir besoin d’être aidé.»

L’éditeur Hetzel est souvent le pivot de cet échange créatif, même si Verne et Benett se rencontrent à l’occasion pour échanger des documents ou parler des projets d’illustration. Source de l’information, Hetzel fait circuler critiques, compliments, demandes d’information et même arrangements entre amis… comme par exemple ce prêt que feront Hetzel et Verne à Benett qui en a besoin.

Non content de se faire iconographe, de rechercher les documentations nécessaires à l’illustrateur et à l’auteur, Hetzel se fait critique et cela sans relâche. Il remet sans cesse Benett sur le métier pour ses personnages, quand un Passepartout n’est pas assez « écureuil ». Hetzel écrit : « Je garde le Passepartout s’écriant «mes souliers», et cependant c’est encore un bourgeois réclamant sa propriété que vous nous avez fait. Il aurait dû lever les bras en l’air, avoir la bouche ouverte les yeux exorbitants, être amusant il ne l’est pas, mais comme ce n’est qu’à demi raté, je le garde. » C’est vrai qu’à regarder l’illustration, Passepartout a plutôt l’air d’un commerçant que d’un valet débrouillard. Dans le Tour du Monde, il fera refaire deux illustrations, celle du bûcher, et celle de Passepartout dans la trompe de l’éléphant.

De même, pour Mathias Sandorf, Hetzel se plaint énormément des personnages de Benett. Par exemple, pour notre héros : « Votre Mathias Sandorf ne me va pas, ce n’est pas la tête puissante et sympathique qu’il nous faut, ce n’est pas le personnage étoffé qui doit porter trois volumes, et auquel on pourra ôter tout ce qui, dans sa seconde incarnation, devra nous donner le docteur Antékirtt. »

Mais en même temps, il critique également Verne pour le fait que ce dernier n’incarne pas assez son personnage, ne donne pas assez de détails par sa plume et ainsi ne permet pas à l’illustrateur de pouvoir incarner le héros par son dessin. Ainsi, quelques lignes plus loin dans sa lettre, Hetzel écrit : « Nous verrons ce que Verne va nous raconter. Il est bien embêtant de ne pas mieux dessiner ses personnages par sa plume. C’est aux lacunes de son dessin écrit que j’attribue ce que je considère comme les erreurs du vôtre. » et il envoie un courrier à Verne en ces termes : « J’ai, pour ce signalement, des questions à vous adresser auxquelles je vous prierais d’être assez aimable de me répondre. Doit-il être brun, doit-il être blond ? Doit-il avoir les cheveux longs, frisés ou bouclés, la barbe ou seulement des moustaches ? Il faut préparer cette tête, vous le comprenez, au début, pour qu’on puisse lui donner dans sa seconde incarnation des différences sensibles.» et plus loin : «Quand un auteur pose un personnage comme le héros de son livre, il faut qu’il le voie et le fasse voir à ses lecteurs. Représentez-vous donc votre Sandorf dans ses deux incarnations. Décrivez-le pour Benett afin qu’il s’en approche dans ses dessins.»

Il se fait critique aussi de la manière dont Benet rend ses effets sur bois pour le graveur ; il écrit, toujours pour le Tour du monde en 80 jours : « Le graveur vous renverrait du gâchis et nous en renverra car je vais les faire graver faute de temps ». Ou dans cette autre lettre : « Vous aviez en effet un dessin à l’effet bleu qui me plaisait, mais il n’était pas aussi fini que les autres et laissait trop à interpréter au graveur, Pannemaker m’en a fait la remarque, et cela prend toujours ou une demande d’augmentation, ou une gravure moins bonne qui va arriver. »

A tous les stades de la production d’une illustration, Hetzel est là et il a un œil acéré et un regard critique. Par exemple : : «les deux chaussures de Sarcani ne font pas la paire – le soulier droit de Toronthal est un peu bien long à côté de l’autre.»

Mais c’est aussi un homme qui sait féliciter et encourager. Par exemple, ces mots : «Vos dessins sont d’ensemble charmants, la petite bergère est un bijou digne de Bayard, et qui serait parmi les plus jolies choses qu’il puisse faire maintenant.» ou « Votre illustration du Jardin d’acclimatation va paraître dans quinze jours. C’est un beau volume de Grimard, bien imprimé, où vos images font très bel effet. Malheureusement j’ai été obligé de faire faire par d’autres les vignettes complémentaires qui au dernier moment nous ont paru nécessaires et elles ne valent pas les vôtres.»

Je pourrais entrer dans les détails des allers-retours nécessaires pour camper les personnages et notamment celui de Sandorf qui prend plusieurs lettres, c’est inutile, Nicolas Petit a écrit un article sur cet échange de lettres, mais une des petites réflexions humoristiques chères à Hetzel en fin de lettre donne une idée de l’ambiance d’exaspération qui doit régner : «Je voudrais voir les yeux de votre femme, quand je vous expédie des courriers de ce genre. Je suis sûr qu’ils sont chargés à balle contre ce pauvre M. Hetzel.»

Pour moi, je vais plutôt vous parler très brièvement d’un dessin de sa naissance à son impression.

Processus technique du dessin à la gravure

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J’aime beaucoup cet extrait d’une lettre que Louis-Jules Hetzel envoie à Benet « Je vous envoie aujourd’hui un exemplaire du Désert d’eau, et en même temps les fumés des bois déjà gravés, et pour complément je joins à cette lettre la liste des bois faits et pas encore gravés. Je vous serais très obligé de m’envoyer les bois un peu au fur et à mesure pour que notre graveur puisse y travailler sans trop se presser. » Cela résume très bien le process comme on dirait aujourd’hui qui conduit du dessin à la gravure.

  • Le dessin est pensé ou commandé, l’illustrateur lit le livre et trouve des idées ou fait ses dessins sur commande. C’est à ce moment-là qu’est cherchée la documentation. Sur cette phase du travail, en 1894, Benett écrit à Louis-Jules Hetzel : «J’attends la première partie de l’Ile à hélice pour exécuter le programme que vous me tracez, c’est-à-dire me pénétrer du sujet, préparer les types et réunir les documents nécessaires.»
  • Après cela, se place une étape dont il n’est pas question ici, celle du dessin préparatoire, en général très détaillé, que fait Benet et qui est gardé par lui puisque ces dessins sont restés dans la famille Benett. Je vous en présenterai quelques-uns à la fin.
  • Léon Benet réalise un dessin final pour l’éditeur (et à l’attention du graveur) avant de dessiner sur bois. Ces dessins-là ne sont pas dans la famille, ils sont restés chez Hetzel, sauf, et nous ne savons pas pourquoi, pour Robur-le-Conquérant dont les illustrations définitives se trouvent chez des descendants de Benett. L’IMEC a également deux séries de ces dessins définitifs. Nous vous présentons ici un dessin définitif avec le tampon Hetzel puis Hachette appartenant à la série du château des Carpathes et qui a été trouvé récemment.
  • Léon Benet dessine sur bois (ce sont les bois faits et pas encore gravés dont parle Louis-Jules Hetzel) et il est nécessaire qu’il les envoie au fur et à mesure, les graveurs sont à l’époque très puissants et toute urgence ou toute complication dues à un dessin mal dessiné ou trop complexe doit se payer. Or Hetzel, les deux Hetzel d’ailleurs, surveillent les coûts de très près. Doré a popularisé une façon de travailler en gravure de teintes sur le bois debout, à partir de lavis. Benet, utilise également le lavis mais visiblement Hetzel n’apprécie pas toujours. Sur ces bois qui appartiennent à des descendants de Léon Benett et que nous vous présentons ici, les dessins ont été portés à la plume et à la gouache. Le dessin apparaît alors nettement avec ses blancs et ses noirs pour le graveur. Cependant, le dessin sur bois sera remplacé à un moment donné par la photographie sur bois.
  • L’éditeur quand il reçoit les bois et les dessins peut les renvoyer carrément. C’est ce que fait Hetzel pour le Tour du monde en 80 jours, il renvoie deux bois à Benet pour qu’il les recommence. A ce moment-là les bois ne sont pas gravés et il faut reprendre le dessin sur le bois.
  • L’éditeur fait graver les bois par un de ses graveurs (rien que pour les Voyages extraordinaires, sur les 25 livres illustrés par Benett, il y a eu plus de 50 graveurs différents).
  • Les fumés des bois déjà gravés sont envoyés au dessinateur. Ce sont des épreuves tirées d’après les bois gravés. Le dessinateur peut demander des retouches. Evidemment il y a des limites pour les corrections mais on peut toujours rajouter du blanc en creusant plus ou remettre des gris en rajoutant des hachures dans le noir ou carrément sinon redécouper un morceau du bois et le regraver.

Pour conclure, quelques dessins de Léon Benett

Et voici pour votre plaisir, je l’espère, quelques dessins de Benet autour des « Voyages extraordinaires  » pour la plupart. Ce sont des dessins préparatoires inédits et en regard vous trouverez les gravures.

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